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FAMAR : la ville mobilisée

FAMAR : la ville mobilisée

Monde économique

« La situation délicate de l’entreprise qui se trouve en redressement judiciaire me mobilise depuis longtemps...

« La situation délicate de l’entreprise qui se trouve en redressement judiciaire me mobilise depuis longtemps : courriers interpellants le Président de la Métropole, le Ministre de l’Economie, rendez-vous avec les représentants du personnel, réunion en Métropole avec les administrateurs judiciaires et la direction de l’entreprise  (...)

Nous travaillons depuis 2 ans en lien avec la Métropole, l'Aderly, la direction de l’entreprise et les administrateurs judiciaires pour aider à la recherche d’un repreneur.

 

Il est évident que la crise sanitaire actuelle met en avant à court terme la question des traitements potentiels contre le COVID-19 et à plus long terme la question de l’organisation et de la maîtrise de l’ensemble de la production médicamenteuse française et européenne.

 

Dans ce contexte la forte couverture médiatique sur cette entreprise suscite également fort légitimement des interrogations au sein de l’opinion.

 

Toutefois les choses, comme souvent, ne sont pas aussi simples qu’elles peuvent paraître et je souhaite préciser mon action et la position que je défends sur le sujet.

 

Il faut savoir que concernant le point spécifique d’un potentiel traitement pour le COVID-19 – les études cliniques étant en cours –  c’est l'hydroxychloroquine dont le nom de marque est le Plaquenil popularisé par le professeur Didier RAOULT, moins toxique et mieux gérable que la chloroquine produite par FAMAR, qui est actuellement testée.

Si c’est l’entreprise SANOFI qui détient l’autorisation de mise sur le marché de ce produit, sa production se fait en Espagne.  350 000 boîtes de Plaquenil ont du reste été remis gracieusement aux hôpitaux français.

 

L’entreprise est depuis longtemps dans une situation difficile ce qui explique l’absence de repreneurs jusqu’à présent même si depuis l’appel que j’ai lancé plusieurs se sont manifestés que j’ai transmis immédiatement à l’administrateur judiciaire pour examen des offres potentielles.

En effet, et si l’on ne peut que le regretter, il n’en demeure pas moins que même en période de crise sanitaire certains acteurs « opportunistes » peuvent vouloir chercher à faire des opérations strictement financières qui iraient à l’encontre des intérêts de l’activité de l’entreprise.

Une analyse fine et détaillée des offres potentielles est donc nécessaire. A ce jour des candidats se sont déclarés auprès de l'administrateur judiciaire, dont 3 projets sérieux en lice avec notamment des perspectives de transfert de productions actuellement situées à l’étranger sur le site de FAMAR à Saintt-Genis-Laval. La remise des offres définitives est attendue pour fin mai.

 

Mais au-delà de ce médicament, qui n’est pas produit actuellement sur le site de FAMAR à Saintt-Genis-Laval, d’autres qui ont bien évidemment une utilité médicale le sont, et au-delà de la question urgente d’un traitement du COVID19 se pose la question de la souveraineté nationale et européenne de l’industrie pharmaceutique dans l'organisation du système de santé nationale.

 

La mobilisation de tous les acteurs politiques si elle n’était pas avérée il y a encore quelques temps est désormais totale et je ne peux que m’en réjouir même si je déplore qu’il ait fallu cette crise sanitaire pour l’obtenir.

 

Tout doit être mis en œuvre pour assurer la pérennité de cette entreprise même si la nationalisation prônée par certains ne me semble pas avoir de sens, pour l’instant du moins, dans la mesure où il convient d’abord de pouvoir recentrer certaines productions sur le site et de rechercher les clients potentiels.  

 

Quoi qu’il en soit je défends à court terme l’adoption de mesures conservatoires de la part des pouvoirs publics mais aussi dans le cadre d’un partenariat public / privé permettant d’assurer l’activité de l’entreprise sur 2 ou 3 ans afin de permettre d’évaluer :

  1. le résultat des essais cliniques
  2. l’examen des offres de reprises
  3. les perspectives de productions de différents médicaments sur le site. 

 

Il s’agit d’assurer les commandes pour garantir la continuité de l’activité.

 

Je propose par ailleurs que la Métropole puisse racheter une partie des terrains pour le maintien de ce site économique de Saint-Genis-Laval que l'entreprise pourra réinjecter dans l'investissement nécessaire et indispensable pour sa modernisation et l'orientation vers de nouvelles productions.

 

Une autre solution – que je souhaite voir examinée –  pourrait être la prise de participation de la Métropole, avec d'autres collectivités et de l’État auprès d'investisseurs ou industriels de la filière pharmaceutique.

 

Il conviendra ensuite d’examiner toutes les productions médicamenteuses de l’entreprise au regard des intérêts de santé publique avec l’enjeu primordial de ne pas laisser un secteur aussi stratégique pour le bien collectif aux seules lois du marché, une souveraineté nationale et peut être plus encore européenne étant nécessaire sur le sujet comme le démontre s’il en était besoin la crise que nous connaissons. »

 

Roland CRIMIER

Maire de Saint-Genis-Laval

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